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A l’orée du bilan des vingt siècles passés et dépassés, deux réalités se voient conjuguer dans le même sillage et doivent être délaissées. D’une part nous avons le réalisme du bilan. Il est vrai qu’il porte la couronne de l’inhumanité ou de l’atrocité commencée au temps de nos pères fondateurs par leur barbarie, appuyée par la traite négrière, renouvelée par la colonisation et le néocolonialisme. Elle persiste de nos jours par le complexe d’infériorité installé presqu’à jamais dans la mentalité africaine. Voilà le réalisme des vingt siècles que nous sommes appelés à dépasser. D’autre part, le caractère révoltant des vingt siècles doit nous servir d’expérience même s’il porte le manteau de l’injustice et de la marginalisation. Injustice parce que durant vingt siècle, l’Afrique est mise à nue. D’abord ses savoirs et avoirs sont placés sous le nom des opportunistes qu’elle a lui-même formé et discipliné. Ensuite, ses bourreaux continuent de l’infecter par  le pillage minier, la division des autorités, l’occupation malsaine des films fortement médiatisés, la vente des illusions, l’achat des têtes pensantes etc. Ils ont fait de cette Afrique leur dépotoir, même si ce dépotoir leur sert encore de magasin. (Là se trouve le paradoxe qui servira d’éveil). Enfin, cette injustice se lit en lettre assassinées et endeuillées sur les traces de nos dirigeants. Faits de népotisme, de la démagogie, du clientélisme au sommet de l’état, du détournement des deniers publics, de l’exile des opposants et opérateurs économiques; ces dirigeant n’ont malheureusement basé leur politique que sur LE PRINCE de Machiavel. Voilà ce que cache le caractère revotant des vingt siècles. Cependant, cette révolte devenue une  expérience doit nous servir et non nous asservir. Il nous faut grandi enfin car nous avions assez remué le passé. Réclamant notre dû à tue-tête, nous nous sommes oubliés et abandonnés sur le lit des brimades. On nous juge toujours comme ceux qui n’ont de force que pour réclamer leur humanité. Chers africains, « la tigritude et la négritude » sont assez réclamées. Œuvres du passé, on se doit de tourner leurs pages. Et c’est cela le premier objectif que nous devrons atteindre dans les moindres délais si nous voulons construire enfin notre bonheur.

Et quand cet objectif qui bloque la conscience et le vouloir-faire de la jeune génération sera atteint, l’ère de la révolution africaine sonnera. Et c’est peut-être déjà tant. En effet, nous avions assez rêvé d’une condition meilleure, d’une vie paradisiaque, d’un continent fait d’havre de paix. Mais ce fut sans la construire. Il semble que nous nous bornons à nos rêves, pire à nos visions d’enfants rassasiés sans savoir comme Thomas Edison que « la vision sans exécution est une hallucination ». Nous avions passé donc vingt siècles à halluciner à demi-mot. Il est temps que nous nous éveillons. En quoi sera donc constitué cet éveil du continent africain ?

Eh bien ! L’éveil de l’Afrique doit avoir pour fondement le travail ardu, pour mur la rigueur sociale et pour charpente l’union fédéral. Ça semble banal, mais sérieux. Le travail dont l’Afrique doit faire montre est personnel. Il faut que chaque pays de ce continent se donne le devoir de se nourrir, de s’auto-suffire et de développer ses potentielles. Ce travail embrasse le social et le culturel. Le social car seuls les africains peuvent innover pour cette révolution. Et pour ce, les pays Francophones seront impardonnables. Il leur faut dépasser la théorie de l’Etat idéal fait de paradis pour les citoyens. Regardez autour de vous, il y a assez de maux sociaux que nous pouvons transformer en opportunité très rentable. Avez-vous jamais pensez par exemple que les déchets ménagères qui nous encombrent peuvent être transformés et nous rapporter énormément ? Chers Africains veuillez quitter vos zones de conforts, c’est le prix à payer. L’entreprenariat social nous attend. Ce travail s’étend aussi au culturel parce qu’il nous faut valoriser nos cultures dans nos potentialités. Filtrons nos cultures et habillons-nous de ce qu’elles ont de nobles et d’agréables. Cela mettra fin à l’acculturation et au dépaysement. C’est cela notre travail. Tenons donc gagner chaque pas et malheur à qui les pas trébucherons. 

Cette fondation fait appel à la rigueur sociale. Celle-ci vise la société entière. Elle nous impose de revoir le système politique africain. La démocratie telle que conçue est typique pour l’occident. Elle ne nous sied point. Il faut mettre en place un système conforme aux mœurs et valeurs africains. De plus, le système éducatif hérité de nos bourreaux est à remettre en cause. Inadapté au besoin du continent surtout celui francophone, il tue la créativité et l’ambition des jeunes. Remplis et soulés de théories pendant près de 15 ans ils ne sont bons que pour divaguer mieux rêver par les mots. Changeons enfin. Mêler la pratique à la théorie devient un devoir. Ainsi Avec rigueur nous mettrons fin à l’enseignement générale pour celui spécialisé promus par Ricardo AHOUANVLKAME. Et quand nous aurons formé des génies, prenons en soins. Regardez ? Chaque année, les meilleurs élèves et étudiants prennent le chemin de l’occident. Soit par campus France, ou bourses étrangères : c’est malheureux. Le pire ce sont des excellents qui désertent parce que le pays bornés sur une loi dite de conditions d’âge abandonne ceux-là qui ont de très bonnes notes et moyennes mieux qui sont parmi les cinq premiers de leurs séries au BAC. Que voulez-vous ? Qu’ils ne sont bons à rien ? Les voilà dans les bras de l’Europe qui les cajole. Même envoutés, ils ne viendront plus jamais. Devenus meilleurs scientifiques ou innovateurs ils ne font la gloire de l’Afrique que de nom. Y remédier sera notre rigueur 

Enfin, ce qui coiffera ce travail ardu et cette rigueur sociale sévère, c’est l’union. Surtout celle fédérale. Les différents pays Africains doivent donc s’entendre et procéder à la fédération de leurs Etats. Ce n’est pas facile, mais c’est obligatoire si nous voulons sortir de notre hallucination. Il faut au maximum des Etats fédéraux au sein de l’Afrique. A défaut de voir toute l’Afrique se fédérer, procédons aux fédérations par pôle des Etats Africains. Par exemple, les pays du Sud peuvent former un Etat. Il en va de même pour les autres. C’est cela l’union dont l’Afrique a besoin. Chers africains, ce n’est pas un discours d’enfant mais une obligation pour notre générations. 

Ce second objectif qui résulte de ce bilan est le plus essentiel. Un travail ardu baptisé de la rigueur sociale aboutira à coup sûr à l’union fédérale. Voilà donc le cahier de charge de la révolution Africaine. Il nous faut commencer enfin.

Roland ADOUN

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