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L’on ne choisit pas la patrie à laquelle on doit appartenir. Naître africain ou occidental ne relève pas du libre arbitre d’un être humain. L’essentiel est de s’épanouir au lieu où la vie s’est dévoilée à nous. Mais à observer le décor dans lequel est peint le tableau du berceau de l’humanité, on pourrait se demander si naître africain est un sacrifice ou un défi. Au su et au vu des injustices et infortunes qu’a subis et continue de subir l’Afrique, nous pourrions aisément affirmer que le sort de l’Afrique est la souffrance, le sacrifice. Nous n’ignorons pas les séquelles laissées par la traite négrière sur ce continent. Continent qui abrite des ressources naturelles qui font d’elle une terre de prostitution. Car tout le monde vient y assouvir ses désirs. Ce qui cautionne son retard économique et son insécurité, son sous-développement et sa pauvreté. À ce jour, l’Afrique semble marcher tel un somnambule vers un avenir incertain et de grave instabilité potentielle. De plus, les partenaires internationaux des pays du tiers-monde s’attachent actuellement à contenir des migrations, plutôt que de résoudre les causes sous-jacentes des problèmes qui gangrènent ces pays. Ainsi sont jalonnés tant de sacrifices sur le chemin de l’Africain. Que faire pour pallier les écueils de notre continent ? Voilà le défi à relever par tout Africain. Sortir de la léthargie et réagir, coordonner la réaction et l’action, la pensée et le pansement, le rêve et la réalité, la volonté et la promptitude. Naître Africain est donc un sacrifice auquel il faut consentir pour relever les défis du continent, ces défis s’avérant très nombreux, dans la technologie et dans la science, dans la littérature et dans la musique, dans le commerce et dans la médecine, dans la sécurité et dans la paix, dans l’environnement et bien d’autres. 

QUELQUES PROBLÈMES RENCONTRÉS PAR LES PEUPLES AFRICAINS ET PISTES DE SOLUTIONS

Pour penser le futur, réinventer notre avenir, renégocier la place de l’Afrique dans le monde, les premiers protagonistes sont les Africains eux-mêmes. Ils sont confrontés à divers problèmes dont le manque d’esprit de travail en équipe. Pour cela il faut développer chez chaque Africain l’esprit coopératif, la capacité d’écoute, la capacité de trouver de solutions aux problèmes de son entourage, la capacité d’utiliser son imagination pour rendre son équipe productive et le respect mutuel. Un autre problème qui est majeur chez tout Africain est la mauvaise gestion du temps. Pour cela, il faut que les politiques éducatives en Afrique incitent à être organisé, à se fixer des objectifs, à définir des priorités, à savoir dire non à tout ce qui ne conspire pas à son essor, à se concentrer et à prendre des pauses pour faire des rétrospections afin de rebondir. Par surcroît, éveiller la conscience des jeunes à entreprendre, à innover sans cesse au lieu d’attendre d’intervenir dans des fonctions publiques serait une meilleure solution.

Dans le domaine de la politique, la tradition gérontocratique, qui prévaut dans les pays africains, limite l’influence et la participation politique des jeunes sur les bases des fondements culturels. Pour pallier ce problème, il est bienséant que les gouvernements traitent vite des questions de l’inégalité générationnelle et introduisent le quota permettant l’intégralité des jeunes ( gens et filles ) au sein des partis politiques, des parlements et autres institutions décisionnaires. À cela il faut coordonner la bonne gouvernance.

Au sein de l’économie, les jeunes sans perspective sont d’une ampleur indéniable, d’où le taux élevé du chômage dans les pays du tiers-monde. La solution idéale sera donc de créer des emplois à long terme pour répondre aux besoins des chômeurs et des travailleurs précaires. L’Afrique ne disposant pas d’un important secteur manufacturier, à forte intensité de main-d’œuvre, qui lui permettrait d’absorber sa jeune population en pleine expansion, il serait donc idoine d’implanter de grosses entreprises de production, de transformation, de la commercialisation et de la distribution des matières premières. Et il faut axer la politique commerciale aux côtés de cette solution sur les critères exigés par la ZLEC ( Zone de Libre-Échange Continentale ) qui se résument en cinq points :

1° Éliminer tous les tarifs bilatéraux appliqués en Afrique 

2° Maintenir les règles d’échange simples, flexibles et transparentes

3° Supprimer toutes les barrières non tarifaires sur les biens et services

4° Mettre en œuvre l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation Mondiale du Commerce

5° Négocier avec les autres pays en développement afin de réduire leur droit de douanes et leurs barrières non tarifaires de 50%. 

Autre problème économique est la haine notoire de la consommation du local qui bat son plein chez les Africains, d’où la forte concurrence étrangère avec les produits endogènes. Remédier à ce problème revient à créer une Afrique sans frontière afin de constituer le fondement d’un marché continental pour accélérer la croissance économique et rendre le continent plus compétitif dans le commerce mondial et les chaînes de valeur. 

Avec l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, l’accès à l’internet demeure difficile aux jeunes africains et ceux des pays du tiers-monde. Ce qui contribue un frein à la numérisation et à la digitalisation des pays du tiers-monde. Pour résoudre ce problème, les politiques de ces pays doivent œuvrer pour une couverture intégrale de toute l’Afrique en Internet haut débit. Ils doivent également organiser des campagnes et des spots publicitaires pour faire découvrir aux jeunes les métiers numériques ( Développeur informatique, Webmaster, Webdesigner, Expert en référencement, Chef de projet web technique, Traffic Manager, Ingénieur et cadre d’études, recherche & développement en informatique, Spécialiste du Cloud Computing.) et sans ignorer de promouvoir les énergies renouvelables.

À la recherche de mobilité sociale, moult jeunes jugent bon l’expatriation. Ils quittent leurs pays pour les pays occidentaux où certains sont même laissés à la rue. L’idéal pour surmonter cet obstacle serait d’offrir des trajectoires de carrières aux jeunes comme le promeut l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. De plus, il est souhaitable d’amener les jeunes à monétiser leur compétence et à savoir que chaque passion est un métier.

L’environnement est de plus en plus menacé. Ainsi assistons-nous à l’érosion du sol, obstacle au développement de l’agriculture qui est le principal levier de l’économie africaine, due aux sachets plastiques et aux déchets.  Le réemploi de ces déchets ménagers résoudrait le problème et participerait à la création d’emplois et de revenus.

Et si chaque Africain prenait conscience de ses compétences et les mettaient au service du développement du continent, Ah! Que l’Afrique se hissera à la tête des continents. Ah! Que son économie sera à son acmé et la joie de tous les Africains à son apogée.

René AVOCETIEN

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