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La réponse à cette question a fait assez spéculer ces derniers jours. Tous les avis ont convergé vers un point précis : naître africain est un défi à relever. Or qui dit défi, suppose qu’en amont il y a un problème qu’il faille résoudre. Et c’est justement ce à quoi je m’attèlerai dans ce texte. D’abord, je vous exposerai quelques-uns des problèmes que rencontrent l’Afrique et les pays du tiers-monde ; puis, je proposerai des solutions claires, fruit de ma réflexion. Néanmoins, soyez attentifs car j’imbriquerai problèmes et apports de solutions.

Récemment sur facebook, j’ai montré que l’Africain devrait se montrer fier de sa terre natale et prendre à bras le corps les souffrances quotidiennes comme la raison d’un futur radieux. Mais en fait, quelles sont réellement ces souffrances ? Parlons-en. 

Clairement, la caractéristique principale de l’Afrique et des pays du tiers-monde est connue de tous. Et nous l’apprenons même à l’école : c’est la pauvreté. Afrique rime avec pauvreté. Triste, mais vrai. Pour preuve : le classement des pays aux plus forts taux de pauvreté ne compte que des pays comme le Madagascar, la Malaisie, le Soudan du Sud, … (Afrique ou tiers-monde). 

Le premier défi à relever est donc celui de la pauvreté. Ou, le défi de rendre l’Afrique émergent. Mais comment parvenir à cette émergence ? Simple et pratique.

Pour y arriver, l’Afrique devrait miser sur ses secteurs à fort potentiel, d’en tirer le maximum de profit, et d’innover. Je veux dire qu’enfin, il faut penser un développement qui se base sur une solide relation entre les secteurs de l’économie, promouvant les activités à fort potentiel. Je m’explique.

L’activité économique la plus pratiquée en Afrique est : l’agriculture. Nous cultivons de grandes étendues de terre. Mais où finissent toutes ces récoltes ? L’Etat s’imbrique dans le domaine et les récoltes sont exportées. Voici alors ma proposition : se servir de l’agriculture et des ressources naturelles pour nourrir les industries qui serviront de tremplin pour le commerce africain. Comment est-ce possible ? Analysons ensemble. 

Premièrement, nous travaillons à développer l’agriculture et à assurer une bonne exploitation de nos ressources minières. Chaque pays promeut la culture qui est la plus répandue en son sein. Par exemple, le Bénin a le coton, la Côte d’Ivoire a le cacao. Ensuite, les récoltes de ces cultures seront fournies aux industries agroalimentaires et textiles qui se chargeront de les transformer selon les besoins de l’économie nationale, et selon l’usage qui en sera fait. Par exemple, on pourra concevoir des tissus avec le coton, fabriquer le kérosène avec le pétrole du Nigéria. A qui dirait que nous n’avons pas d’industries de pointe, je répondrais que nous en avons les moyens. L’auteur en parle largement dans son ouvrage. Enfin, les produits finis, manufacturés, serviront de matières pour le développement du commerce à échelle internationale. Mais quand je dis internationale, je pense bien sûr à l’Afrique. Pendant trop longtemps notre commerce a eu une allure intercontinentale inégalitaire. Je propose un commerce intracontinental, c’est-à-dire centré sur l’Afrique. En fonctionnant ainsi, nous aurons résolu deux problèmes majeurs : le chômage et les criminalités de tout genre. Tellement il y aura d’emplois que le taux de jeunes délinquants s’en trouverait réduit. Comme l’explique AHOUANVLAME dans le livre, ce n’est qu’une histoire de « action-réaction ». A une action précise correspond une réaction précise. 

Le deuxième problème majeur à relever à mon sens est celui de l’unité de l’Afrique. La mauvaise gouvernance, caractérisée par le détournement intempestif des deniers de l’Etat, est la chose la mieux partagée, sans oublier la modification des Programmes d’Actions Gouvernementales (PAG) par les dirigeants. Tel a par exemple prévu contribuer fortement sur le domaine industriel ; son successeur préfère s’occuper de la pêche et l’agriculture. Ce que je propose dans ce sens, c’est un PAG unique, une Afrique unie en général, une monarchie à l’image de celle de l’Angleterre. J’entrevois une Afrique unie avec un seul conseil de penseurs à sa tête, c’est-à-dire des experts des domaines phares et indispensables pour développement et surtout des philosophes; des ambassadeurs ou vice-présidents à la tête de chaque pays, la même constitution pour tous, tout comme les Etats-Unis. Nous irons même plus loin que les USA. La feuille de route du développement sera toute tracée. Ce qu’il restera à faire, ce sera juste d’appliquer et d’encadrer : ce que feront les vice-présidents. Le développement local sera certes assuré par les vice-présidents et leurs propres conseils, mais le développement africain suivra enfin un guide commun à tous. Par exemple, on pourrait créer l’ordre des développeurs web africain. Tous les projets de développement numérique du continent, seront pensés par une même instance et confié aux développeurs de chaque pays ; pareil pour les rédacteurs web, les architectes, les professeurs, l’enseignement sera optimisée ; pourquoi pas même une université spécialisée dans le développement web, en médecine neuronale ou autres, qui aurait ses entités dans tous les pays : notre Afrique se porterait bien mieux ainsi. Et ce ne serait plus les pays de l’Afrique ; mais ce sera l’Afrique (le conseil de penseurs africain, le collège de développement web africain, etc…). Et puisque ce sera NOTRE AFRIQUE, nous serons plus portés à en hâter l’émergence. De plus, une ouverture consciente aux innovations technologiques comme les cryptomonnaies ne ferait que nous aider dans ce sens. Il en est de même pour la promotion de l’entrepreneuriat. 

Je terminerai en abordant l’un des points qui me sont personnellement importants. Le monde du divertissement, spécialement le football. Le football commence à revêtir un visage nouveau dans certains pays de la sous-région. Mais, il faut bien plus. Voyons ensemble. 

Le football dans le monde entier est la plus grande attraction. La ligue des champions, la CAN, la Coupe du monde rassemblent un monde fou devant les télévisions et sur les stades. Et en cette occasion, l’industrie du tourisme réalise à elle seule, un incroyable chiffre d’affaires. Cessons un instant d’entrevoir le football comme une distraction (encore qu’elle ne l’est pas). Et considérons-le comme le grand atout de développement qu’il est, surtout sur le plan du tourisme. Une CAN organisée suppose une affluence dans le pays, des chambres d’hôtel louées, des sites touristiques visitées, et un retour sur investissement immense. Pensez à une ligue des champions africaine : certes des dépenses financières seront mobilisées. Mais, le retour sur investissement sera très immense. Et cela participe au développement de l’Afrique sur l’échiquier international. 

L’Afrique a des potentialités énormes, et des possibilités de développement accrues. Ces quelques pistes de réflexion sont la manière dont je conçois notre Afrique émergente. 

Yoann AZON

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