Categories
PCAD

Au regard de tous les maux dont souffre l’Afrique et les pays du Tiers-Monde en général, il se révèle que seul le travail peut extirper les Africains et les peuples du tiers-monde de ces entraves. Le travail est le seul Messie de l’Afrique. Nous devons travailler pour combler cette béance économique qui nous gangrène, pour restaurer notre système éducatif et nos valeurs culturelles pour sortir la tête de l’eau et remplir nos poumons de l’oxygène du développement.

Nous allons nous poser la question de savoir si nous ne fournissons pas déjà assez d’efforts. La réponse est d’office oui. Nous travaillons beaucoup, mais nous devons changer notre manière de travailler. Notre travail ne nous profite pas encore. Nous travaillons enchaînés à nos colonisateurs d’antan. Et comme ce sont eux qui nous fournissent les ressources nécessaires, notre éclosion demeura non manifeste si nous ne changeons pas de tendance en comptant sur nos propres forces et en faisant fi des miettes qu’ils nous accordent.

La carence économique dont souffre l’Afrique et les pays du Tiers-Monde devrait être une motivation personnelle pour tous les africains et les peuples du Tiers-Monde. Malheureusement notre cécité nous empêche de mettre notre motivation en ce qui devrait nous motiver. On nous bourre le cerveau avec l’histoire des autres au lieu de nous abreuver à la fontaine de nos valeurs, de notre histoire et cela est le fruit d’un héritage colonial que nous n’avons pas encore pensé démolir pour mieux le rebâtir : l’école. C’est une école qui forme des poids qui enchaînent l’Afrique et qui ont des répercussions directes sur notre économie. Nous avons besoin d’une école africaine adaptées aux réalités africaines sinon pas d’émergence réaliste pour l’Afrique.

Le système éducatif génère des maux dont le plus criard est le chômage. On nous transforme en des consommateurs incapables de mettre la main à la tâche pour produire. On nous apprend juste à revendiquer nos droits en nous cachant que les droits s’obtiennent dans les devoirs. Tout cela justifie pourquoi nos professeurs de physique ne sont guère des physiciens et nos professeurs d’économies des économistes. En gros, l’école a fait de nous des bavards qui divaguent tout le temps. Ils nous ont cachés notre histoire de peur qu’on ne leur ravisse la vedette car ils connaissent notre potentiel. Et nous-mêmes, nous nous enlisons dans des paroles et des discours de revendications infertiles. Et seuls les esprits imbus de culture et de recherche sortent la tête du lot condamné.

Réveillons-nous. L’heure n’est plus aux discours et aux actions stériles, ni aux débats, ni à des règlements verbaux. L’heure est au silence productif dans l’action. L’heure est à la restructuration interne de l’Afrique.

Comment redresser l’économie africaine ? Comment éradiquer le chômage et la pauvreté en Afrique ? Ce sont là des questions qui devraient permanemment rythmer notre quotidien, nous fouetter et nous pousser au travail efficace et efficient.

Pour une émergence manifeste, nous devons faire une restructuration interne de l’Afrique et jeter de nouvelles bases d’une Afrique réveillée et éveillée en faisant la tabula rasa des connaissances actuelles en retournant dans les cases antiques en vue de l’initiation qui confèrera à l’Afrique un caractère renouvelé, sacré, mystérieux, éveillé et réveillé. Cela passera par la réorganisation et l’adaptation des vitrines de tout pays : l’économie et l’éducation.

Ainsi, pour guérir notre économie, nous devons recourir à la base en adoptant le communautarisme économique. C’est le secret du développement de l’Afrique. En effet le communautarisme économique est un système économique de base qui lutte contre l’hémorragie financière. Son principe de base est la préservation de la culture et du principe communautaire dont la communauté de bien. Dans ce système, un système est monté pour que l’argent tourne en permanence dans la communauté. Il s’agit de la tontine structurelle segmentée en classes sociales. Tout cela dans le souci de faire bénéficier à la communauté toutes les dépenses et préserver le principe communautaire. De même en raison de la croissance de la communauté, les membres de la communauté se déplaçaient et importent ces valeurs dans leurs nouvelles demeures. L’idée de génies qu’ils appliquent par surcroît est de conserver tout leur argent dans la même banque, que ce soit les bénéfices épargnés ou les tontines et à la fin de chaque année font des bilans et les bénéfices sont utilisés pour les travaux sociaux de la communauté. Ils font tout leur possible pour rester unis et conserver leur argent ensemble. Et tout cela est sous la direction d’un chef puissant respecté avec crainte divine. C’est un système basé sur le fonctionnement de l’organisme. Le cœur symbolise le travail qui est chargé de la distribution du sang qui matérialise ici l’argent. Et lorsqu’il advienne que le sang quitte son nid c’est-à-dire entre les organes et se retrouve ailleurs, on parle d’hémorragie. Laquelle hémorragie est mortelle puisque le sang ne profite plus au cœur ni aux organismes et ainsi nuit à l’organisme. C’est aussi le même principe qui s’applique sur le plan économique. Voilà pourquoi les pays développés travaillent selon ce système. La Chine en est le parfait modèle. Les juifs d’Israël sont aussi dans la même lancée, et selon une étude quand un juif a de l’argent, il tourne dans les mains de vingt autres juifs avant de sortir. Cela devrait nous interpeller ! Les matières premières que nous exportons doivent être traités à domicile dans nos usines. Est-ce qu’il nous est impossible de transformer le coton en pagne ou le cacao en chocolat ? Ces exportations nous font perdre en devise et ruine notre économie.

Les tares que traîne notre système éducatif sont très remarquables dans notre économie. Nous devons entrevoir la perspective entrepreneuriale dans nos écoles. L’école forme des théoriciens et non des praticiens et à l’heure actuelle où les emplois sont rares, tous les jeunes doivent réfléchir entreprenariat. L’insertion socio-professionnelle doit commencer depuis l’école puisque la société est impitoyable avec les jeunes et la compétence s’obtient normalement depuis l’école. La place est réservée maintenant aux surdoués. Et l’erreur à laquelle nous habitue l’école est l’insertion après les études. De plus, les jeunes nourrissent une condescendance vis-à-vis des travaux pratiques. Ils ont honte de travailler de leurs mains parce qu’ils se disent qu’avec leurs diplômes, ils ne peuvent plus faire certaines tâches. Et dans cette lancée notre émergence sera on ne plus lente. L’école africaine doit devenir entrepreneuriale pour faire face aux défis actuels et futurs.

Tout cela sera mis en œuvre dans la détermination, la persévérance et la flexibilité intellectuelle.

Ensemble comme un seul homme, innovons pour l’émergence de notre Afrique. Une Afrique que nous voulons réveillée et éveillée !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *