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Je suis convaincu que naître africains est un défi à surmonter afin de faire face aux incompressibles exigences de la paix et du développement durable même si admettons que le passé historique de l’Afrique a entraîné un traumatisme moral et idéologique chez de nombreux africains. En effet elle a créé à l’africain une admiration novice du blanc et en même temps une crainte du blanc et la honte d’être noir. Elle a aussi surcité chez le noir un état d’esprit qui a pour valeur l’obstacle du développement de l’africain et de l’Afrique en général. 
Pourquoi l’Afrique reste sous-développée ?Le sous développement de l’Afrique  est-il une fatalité ? L’ Afrique peut-elle se développer sans l’aide des autres continents ? Quel rôle joue-t-elle dans le processus actuel de mondialisation et de globalisation ?
D’une part les causes du sous-développement de l’Afrique ne dépendent pas des Africains eux-mêmes. Ils s’agit évidemment des blocages soigneusement conçus et mis en œuvre depuis l’extérieur pour défendre les intérêts d’ailleurs et maintenir l’Afrique dans sa position du dernier continent qui mérite d’être assisté. On peut citer :~ La traite négrière qui a vidé l’Afrique de ses bras valides. Ceux-ci avaient surtout travaillé dans les plantations de coton et de canne à sucre de l’Amérique dont ils ont promu la prospérité économique par leur travail de qualité. ~ La colonisation : cette transformation des pays africains en colonies, en peuples éclatés, nous a fait perdre notre identité culturelle en nous imposant d’autres modes de vie et de pensée. Les colons ont enseigné aux Africains à avoir honte de leurs propres cultures et de leurs civilisations qu’ils regardent comme une négation de valeur. Or aucun pays au monde ne peut se développer sans sa culture ou ses cultures. ~ La détérioration des termes de l’échange : les Européens et les Américains nous imposent les prix de leurs produits que nous importons et fixent eux-mêmes les prix des matières premières qu’ils achètent chez nous. Le commerce international s’effectue donc sur des bases inégalitaires et injustes, profitables ou favorables aux uns et défavorables ou nuisibles économiques aux autres. ~ La dilapidation de nos ressources naturelles : cela se fait avec la complicité de certains dirigeants africains irresponsables et apatrides. 
Mais il faut reconnaître que nous Africains avons une part de responsabilité dans notre sous-développement. ~ La croissance démographique : elle n’est pas en adéquation avec la croissance économique. D’où la sous-alimentation qui constitue la caractéristique principale de la quasi-totalité des pays sous-développés. ~ Les blocages socio-culturels : ce sont des pratiques socio- culturelles qui freinent le développement de l’Afrique. On peut citer : la solidarité africaine souvent confondue au parasitisme encourageant la paresse et l’oisiveté ; le mariage forcé privant la femme de son droit de décider librement de ce qui l’arrange et de prendre des initiatives favorables au développement ; certaines pratiques ancestrales et traditionnelles rétrogrades ; les pratiques occultes comme la sorcellerie, l’envoûtement ; l’analphabétisme ; le manque d’éducation appropriée ; l’inadéquation entre la formation et le marché d’emploi ; la recherche du gain facile et le refus de l’effort ;~ Les blocage socio-politiques: l’absence d’amour de la patrie ; l’inconscience professionnelle ; les détournements des biens publics, le gaspillage ou le pillage des biens de l’État, la corruption érigée en système de gestion, l’impunité ambiante; la mauvaise gouvernance ou mauvaise gestion des ressources humaines, minières et financières ; l’injustice dans la répartition du patrimoine national ; la confiscation du pouvoir politique et les coups d’État entraînant ipso facto l’instabilité politique ; la mise en œuvre de politique économique incohérente, inadaptée et inopérante ; la pratique du régionalisme, du  copinage et du népotisme sacrifiant les valeurs et les compétences au profit des membres de la famille et des amis souvent incapables et incompétents. ~ Les blocages technologiques : il s’agit du manque ou l’absence de technologies propres aux Africains, or on ne saurait s’approprier véritablement une technologie qu’on n’a pas inventée soi-même.En tout cas, le sous-développement n’est pas une fatalité, on doit alors prendre conscience de notre situation pour s’unir et amorcer un développement véritable qui s’ouvre au monde. Le développement n’est possible que lorsque chacun en prend conscience, change de mentalité et travaille durement pour améliorer ses conditions de vie. Car le développement d’un peuple dépend de la qualité des hommes et de la volonté personnelle de chaque citoyen. 
Il est clair que nous avons besoin d’une bonne gestion de nos affaires publiques, des ressources humaines, naturelles et financières ; une croissance économique forte et une justice sociale dans la distribution des ressources mobilisées. Il suppose encore plus la satisfaction des droits de l’homme, donc des besoins essentiels de base des populations : accès à l’éducation, à la santé, à l’habitat, à l’emploi, à l’information, à la sécurité, à l’eau, à l’énergie et à un environnement sain. Nous devons propulser certains secteurs vitaux comme l’agriculture, l’industrie et le commerce. Il faut également procéder à la construction d’infrastructures modernes comme les routes, les centres de santé, les écoles, les immeubles de qualité .En élargissant les infrastructures aux services de base comme les addictions d’eau, les installations électriques, les technologies de l’information, de la communication et d’accès à l’internet, on renforce davantage le développement.

Par ailleurs La façon dont la scolarité est structurée en Afrique attire surtout les élèves vers des métiers “conformistes”, réduits à quelques domaines comme la médecine, le droit, l’ingénierie ou la comptabilité. L’accent est très peu mis sur l’innovation ou l’entrepreneuriat. Il est important de noter que ces dynamiques sociales n’ont presque aucun lien avec le capital. En Afrique, les esprits n’apprennent qu’à obéir à l’enseignant, lire des livres afin de les régurgiter, passer des examens, obtenir des diplômes puis chercher un emploi (qui sera alors considéré comme la réussite de toute une vie). L’Afrique n’est qu’un continent dont la majorité de la population ne fera jamais la différence sur le plan cognitif et n’apportera pas de changements positifs pour faire progresser nos économies et nos pays.

Le système n’encourage pas l’innovation. À cet effet, des recherches approfondies seront menées sur l’intelligence émotionnelle et la psychologie clinique, afin de déterminer des opportunités d’apprentissage uniques, ciblées sur les problèmes auxquels font face les Africains, d’une façon qui utilise les technologiques qui progressent de manière exponentielle. Elle enseignera des techniques comme la pensée critique et le raisonnement logique, et nourrira de nouvelles habitudes dans leur ensemble – celles-là même qui ont assuré l’essor de personnes comme Elon Musk et Jack Ma, qui ont eu un impact sur leur pays et le monde entier.

Pour y parvenir, il faudra éclairer les jeunes sur la réalité de la vie, en les appelant notamment, et c’est indispensable, à intégrer la technologie à chaque aspect de leur vie. En outre, l’enseignement de la planification financière et personnelle pour tous augmentera les chances de voir émerger des travailleurs cosmopolites et des personnes doués d’un degré d’adaptabilité élevé aux évolutions technologiques de l’ère de l’intelligence artificielle.

Gauthier SOKPOLY

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